Mardi 3 février, la prison de Roanne a basculé dans une gestion de crise. Les agents pénitentiaires ont enchaîné les interventions face à des violences et à une situation psychiatrique instable. Selon les informations de FO Justice, les équipes ont agi avec sang-froid.
Une rixe a d’abord opposé deux détenus. Les agents de la prison de Roanne situé dans la Loire ont isolé les individus et maîtrisé l’incident. Leur réactivité a évité une propagation de la violence dans l’établissement.
Un incendie volontaire après la saisie d’un téléphone
Peu après, le retour d’un détenu depuis une CPROU (cellule de protection d’urgence) vers le quartier d’isolement a dégénéré. Les agents ont saisi un smartphone et ses accessoires lors du contrôle. À sa réintégration, le détenu a incendié sa cellule.
L’intervention a mobilisé deux équipes équipées d’un ARI (appareil respiratoire isolant) et de tenues pare-coup. Les agents ont extrait l’individu et éteint le feu. Le corps médical a ensuite pris le relais et décidé d’une hospitalisation d’office.
Les agents pénitentiaires de la prison de Roanne sous pression permanente
Ce détenu avait déjà fait l’objet d’alertes récentes sur le secteur QID (quartier isolement et disciplinaire), mentionnées dans un tract syndical daté du 29 janvier. Les agents pénitentiaires de Roanne se retrouvent une nouvelle fois en première ligne face à des profils psychiatriques lourds.
Le syndicat dénonce une gestion jugée épuisante et dangereuse pour la sécurité de l’établissement et l’intégrité physique des agents. « La sécurité ne se négocie pas, elle s’assure », martèle l’organisation.