Nouveau prêt à taux zéro pour relancer la natalité est sur la table des parlementaires. On vous explique.
En 2025, la France a franchi un cap historique : pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le nombre de décès a dépassé celui des naissances. Le coût du logement figure parmi les causes de cette baisse des naissances. Celui-ci « a plus que doublé entre 2000 et 2021, alors même que les revenus des ménages n’ont pas augmenté de manière significative », alerte la députée Constance de Pélichy. Le résultat, selon elle : près de 20 % des couples renoncent à faire un enfant, faute de place ou de moyens.
100 000 euros pour une chambre supplémentaire
Accueillir un enfant exige davantage d’espace, et cela a un coût. Brice Cardi, président du réseau l’Adresse, estime justement le prix d’une chambre supplémentaire autour de 100 000 euros, en prenant l’exemple d’Angers.
Aucunes conditions de ressources pour le PTZ familial
En facilitant l’accès à la propriété, le PTZ familial se veut donc être un levier pour relancer la natalité, d’autant plus que cette nouvelle version sera accordée sans conditions de ressources, contrairement au PTZ actuel.
Une proposition de loi soutenue par le ministre du Logement et les professionnels
Invité sur BFM Business le mardi 19 mai, le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, s’est déclaré « philosophiquement favorable » à ce dispositif. La nouvelle mesure s’attire aussi les faveurs des professionnels de la construction.
Une inconnue : le coût du PTZ familial
Reste une donnée encore inconnue : le coût réel du dispositif pour les finances publiques. La députée l’estime à moins de 100 millions par an, tandis que Bercy table plutôt sur 120 millions. Le texte en est à ses débuts dans la navette parlementaire : l’Assemblée nationale l’a examiné le 28 mai. Reste à savoir s’il sera ou non définitivement adopté dans les mois à venir…